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TOUS ENSEMBLE luttons pour un Parti Communiste Français ---->(marxiste)

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Le droit de grève, un droit constitutionnel, inaliénable : un acquis de 2 siècles de luttes des travailleurs !

(d'après un appel de la Confédération d'Action Communiste
présidée par Georges Hage, a. député communiste du Nord)
 
 
La loi de service minimum » presenté par Sarkozy vise en réalité à liquider le droit de grève dans les transports (pour commencer : car si cette loi scélérate passe, tous les travailleurs et tous les étudiants subiront des contraintes analogues). En effet, la «  loi‑cadre » sur le «  service minimum » réduirait à rien le droit des salariés à faire grève, puisque :
 
1.    tout grévlste devrait avertir son employeur 48 h avant la grève : cela nie le droit individuel de chaque citoyen de décider jusqu'au dernier instant de son engagement dans un mouvement de grève ; et dans les entreprises ou la répression est forte, ce dispositif donnerait des moyens de pression accrus au patronat ;
2.    les non‑grevistes devraient remplacer les grévistes ; en annulant les effets perturbateurs de la grève, le pouvoir veut annuler la grève elle‑même ; le patronat aurait les moyens de briser la grève en transformant les non grevistes en «  jaunes » au mepris de la dignité de tous ; ce qui aurait de graves conséquences sur le climat interne des entreprises ;
3.    une grève de plus de 7 jours serait soumise  à contrôle judiciaire ; il s'agit de mettre le mouvement syndical sous tutelle d'Etat, de jeter la suspicion sur les syndicats, de donner de nouveaux pretextes à repression policiere ; or les salaries hesitants ont bien moins à craindre des collegues grevistes que des pressions patronales ! A l'inverse, le patronat n'aurait aucune obligation de négocier pendant le conflit
4.    aucune mesure légale ne sera prise pour réglementer le droix de grève illimité (de sabotage et prise d'otage NDLR) dont disposent les grands patrons et les actionnaires capitalistes ; ils pourront continuer à faire la grève de l’impot en quittant la France; les actionnaires pourront continuer à faire la grève de l’investissement en retirant brutalement leurs billes (comme Lagardere I'a recemment fait chez Airbus !) ou en delocalisant I'entreprise dès que les salariés osent revendiquer l'amélioration de leur sort !
5.    l'expression «  service minimum »  est mensongère car les cheminots, traminots, marins, etc., n'utilisent la grève qu'en dernier recours pour défendre, non seulement leurs interêts de salariés, mais aussi et surtout, la qualité du service public: le « service minimum », c'est celui qu'imposent quotidiennement aux usagers des transports les politiques patronales, gouvernementales et européennes qui privent les services publics (SNCF, RATP, bus...) des crédits nécessaires pour bien fonctionner !
6.    l’UMP et le MEDEF, qui disposent déjà de tous les leviers de commande, veulent briser le droit de grève parce qu'ils veulent détruire l’ultime moyen légal de défense dont peut disposer notre peuple durant les cinq prochaines années contre les graves mesures en préparation ; si le pouvoir parvenait à briser les secteurs qui ont le plus resisté ces dernieres années (cheminots, enseignants, etudiants...), il pourrait imposer sans resistance les graves mesures qu'il projette : franchise médicale, TVA antisociale, casse finale des retraites (régimes spéciaux ET général !), contrat de travail précaire unique, mise à mort des statuts et des conventions collectives, concurrence entre les universités et entre les lycées, casse de l’indemnisation du chomage, privatisations, arasement des libertés syndicales, travail du dimanche, etc.
 
N'oublions pas que le droit de grève à été l’une des principales revendications des luttes populaires en France, noyé dans le sang lors de la commune de Paris en 1871 (plus de 20 000 morts) ou réprimé comme pour la grève des cheminots en 1920 (environ 20 000 licenciés). Il n'a été réellement reconnu qu'en 1945, à une époque ou le grand patronat français était totalement discrédité après sa collaboration éhontée avec les nazis (cf « le choix de la défaite » de l'universitaire Annie Lacroix Riz, Paris, colin, 2006).
 
Pour défendre le droit de grève, dès la rentrée, préparons le
TOUS ENSEMBLE et en même temps, préparons la grève générale pour battre le gouvernement et ses réformes antisociales !
           
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